Le label Longtime mesure la durée de vie des produits

La durée de vie des produits enfin reconnue par un label

Envie de répandre de bonnes ondes ?

La durée de vie des objets va enfin être prise en compte par un label, le bien nommé LongTime® ! *danse de la joie * Il permet de repérer en magasin les produits durables, ceux dont la durée de vie a été optimisée. Créé pour lutter contre l’obsolescence programmée, il repose sur près d’une quarantaine de critères (ouaip, c’est du solide) et concerne les objets du quotidien.

Longtime c'est consommer différent
Longtime prône le consommer différent | © Longtime

Le label LongTime est une réponse à l’obsolescence programmée

 

La durée de vie très courte des objets pénalise les consommateurs

Peut être que vous avez déjà été confronté.e.s à cette situation fréquente et très agaçante (pour ne pas dire autre chose, on s’entend) d’un produit qui tombe souvent en panne et est impossible à réparer. Ou encore, à la fois où vous avez dû le changer car il n’était pas économiquement intéressant de le remettre en état. Et c’est le cas d’objets courants de notre consommation quotidienne, allant de la machine à laver jusqu’à la télévision en passant par le smartphone, beaucoup s’étant écrié.e “j’ai perdu toute ma vie !” (fonctionnant pour tous les produits cités). Voyez la gravité du problème, cela ne peut vraiment plus durer.
Malheureusement, il est souvent impossible de réparer ces objets sans les casser car ils sont indémontables.
Vous devez alors changer entièrement votre objet alors qu’il suffisait peut être simplement de remplacer un petit composant au prix dérisoire. Bon je ne vous apprends rien de ce terrible fléau, l’obsolescence programmée. L’ob’ quoi ?

L’obsolescence programmée : petit topo

L’obsolescence programmée est le fait qu’une entreprise programme délibérément la durée de vie d’un appareil pour que les consommateur.ice.s le remplacent rapidement (oh que c’est classe). Selon le guide éco-citoyen de réparation de 2018 des Amis de la Terre, en 25 ans, la durée de vie des biens de consommation a été divisée par 2. Il est d’ailleurs considéré comme un délit depuis 2015, issu de la de Transition énergétique : les industriels risquent deux ans d’emprisonnement et une amende s’élevant à 300 000 euros. Enfin, mon petit doigt me dit que bien peu ont l’air préoccupé par ces sanctions…

Le label LongTime certifie les produits durables

En réponse à ce phénomène, deux toulousain.e.s, Elsa Lomont et Florent Preguesuelo, ont travaillé pendant près de 2 ans pour élaborer le cahier des charges du label LongTime®.
Le fondateur et la fondatrice insistent sur le fait que ce label est “ancré dans le réel, fait par des citoyens pour des citoyens”. Elle et lui ont rencontré des associations, des réparateurs amateurs comme professionnels ainsi que des consommateur.ice.s et entreprises.

Les fondateurs du label Longtime
Les fondateurs du label Longtime | © Longtime

Elsa et Florent ont par ailleurs créé la coopérative Ethikis, qui gère le label, rentrant ainsi dans le cadre de l’Economie Sociale et Solidaire.
La société promeut une éthique dans les domaines de la consommation et des usages. Elle développe également des outils, comme ce label, pour répondre aux problématiques écologiques et sociales actuelles. Bref, un chouette projet, de chouettes personnes.

Via ce logo, les entrepreneur.e.s souhaitent renseigner les consommateur.ice.s de manière objective sur les produits durables mais aussi valoriser les fabricants qui proposent des produits de bonne qualité.

Valoriser le secteur de la réparation

Egalement, de cette manière, le label valorise le secteur de la réparation qui permet la création de nouveaux emplois et encourage le service de proximité. D’ailleurs, peut être que vous voyez fleurir par chez vous des repair cafés. Ils luttent contre l’obsolescence programmée des objets et une consommation excessive. Ces associations proposent de réparer gratuitement ou à peu de frais vos appareils tombés en panne.

Cette initiative, portée par le label, espère encourager une consommation raisonnée et une production plus durable tout en utilisant les ressources à bon escient. Parce que c’est pas pour dire les gars mais ça urge.

Aussi, il permet de faire prendre conscience au consommateur.ice de l’impact de ses choix de consommation. En choisissant un produit utilisable le plus longtemps possible, il ou elle permet de réduire la production de déchets, réduire le gaspillage et préserver les ressources planétaires.

Le logo du label Longtime
Le logo du label Longtime | © Longtime

Quels sont les critères du label LongTime pour déterminer un produit durable ?

 

Un label au cahier des charges exigeant

Le Gouvernement souhaitait déjà mettre en place un “indice de durée de vie” pour les produits électroménagers et le matériel de bricolage reposant sur 10 critères. Le label LongTime® va plus loin en portant le nombre de critères à près d’une quarantaine. Les fondateur.ice.s ont la réelle ambition de proposer un outil efficace et exigeant. Et lors de la rédaction du référentiel technique, il et elle ont été accompagné.e.s par le groupement Ecocert (celui-ci possède une branche consulting et porte une attention particulière aux problématiques écologiques).

Ne nous méprenons pas mes très chèr.e.s, le label ne signifie pas que l’appareil ne tombera jamais en panne. Il garantie cependant que le fabricant met tout en oeuvre pour faciliter sa réparation et éviter son renouvellement. Il s’agit bien d’informer que les produits certifiés ont une durée de vie optimisée.

Le label évalue les entreprises selon 3 piliers fondamentaux

Après avoir consulté des fabricants, des réparateurs et des associations, les fondateur.ice.s ont élaboré un cahier des charges complet. Il s’articule autour de 3 approches :

  • la solidité des produits : la fiabilité des technologies utilisées et la nature des composants,
  • la réparabilité : l’accessibilité, la fixation et le coût des pièces détachées, la documentation technique et la politique SAV,
  • les garanties : les conditions de garantie du produit sont supérieures à la garantie légale de 2 ans.

Les critères de LongTime ont différents niveaux d’exigence

Parmi ces critères on retrouve : la possibilité de céder la garantie à un tiers, la non-obligation de rapporter les produit dans son emballage ou bien le fait de pouvoir démonter le produit pour le réparer.

Les critères sont classés sur plusieurs niveaux d’exigence (yep, c’est du sérieux) :

  • KO : l’objet doit impérativement respecter ces critères,
  • Majeur : ces critères doivent être respectés au minimum à 80%,
  • Mineur : l’objet doit respecter ces critères au minimum à 50%.
Pour les deux derniers critères, des mesures d’accompagnement sont mises en place pour atteindre 100% dans les années à venir. Vous pouvez retrouver la liste des critères dans le référentiel d’attestation du label LongTime®.
Trois niveaux permettent d’évaluer le niveau d’accessibilité de l’objet. Ils permettent de déterminer si l’objet en question est facilement réparable et ils évaluent la complexité d’approche du produit selon le public (un utilisateur lambda, un autre expérimenté ou encore un réparateur) et les outils à disposition (grand public ou professionnels).
Les objectifs du label Longtime
Les objectifs badass du label Longtime | © Longtime

Les fabricants doivent assurer d’une démarche éthique globale

Le système de contrôle est autonome. Ethikis délivre le label de façon indépendante. Tout d’abord, l’entreprise envoie les renseignements demandés à la structure. A l’issue, elle peut choisir librement de certification qui réalisera l’audit.

Cet organisme indépendant doit être agréé par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC). Il vérifié que le produit respecte le cahier des charges pour obtenir le label. Si l’entreprise n’obtient pas de réponse positive, elle peut bénéficier d’un accompagnement pour améliorer ses produits.

Pour se présenter candidate, l’entreprise doit avoir une démarche cohérente. En effet, il faut que sa volonté d’éligibilité au label soit logique par rapport aux valeurs et stratégies qu’elle met en place. Elle ne doit pas avoir été reconnue responsable de violation éthique ou de pratiques commerciales clairement contraires à l’éthique, la qualité ou l’environnement au cour des 10 dernières années.
Si oui, elle doit alors avoir adopté des efforts prégnants pour réparer les dommages causés, les éviter ou les diminuer.

L’idée est de pouvoir mettre en avant des entreprises qui se soucient et s’engagent dans le développement durable. Elles doivent intégrer ces questions dans la production même de leurs produits. Il s’agit finalement de valoriser la qualité des produits plutôt que les mauvaises pratiques des fabricants.

Tous les produits du quotidien peuvent être labellisés durables

 

LongTime s’applique à tous les produits de la vie courante

Le label peut labelliser un large panel d’objets. Il certifie ainsi des appareils domestiques, du multimédia, de l’ameublement, des matériels de loisirs ou encore de l’outillage. Finalement, tous les produits manufacturés intégrant un assemblage de pièces peuvent prétendre au logo. Toutefois, ceux qui proviennent du secteur de l’automobile et des deux-roues ainsi que du textile n’intègrent pas le club.

LongTime® a pour vocation de devenir une référence européenne. En effet, les entrepreneur.e.s souhaitent le développer sur le marché européen. Ainsi, toute entreprise peut soumettre l’un de ses produits au référentiel du label.

Comment reconnaître un produit LongTime ?

Le label, sous la forme d’étiquette, est apposé sur les produits et visible également sur les sites de vente en ligne. Aujourd’hui deux produits ont reçu ce label : un détecteur de métaux (sans blague, je vous promets) et un aspirateur.

Cerise sur le gâteau, la démarche des deux entrepreneur.e.s a été récompensée. En mai 2018, LongTime® a fait partie des 44 projets lauréats de “Mon projet pour la planète”. “Coup de coeur du jury”, il est classé 17ème au niveau national sur près de 420 projets retenus. Cet appel à initiatives citoyennes visait à promouvoir des actions concrètes et innovantes. Il a été lancé par le ministre de la Transition écologique et solidaire de l’époque, Nicolas Hulot.

L’avis d’Alternéthique sur le label LongTime

Les points positifs du label LongTime

  • Il permet de repérer les produits durables au rapport qualité/prix le plus intéressant et donc, par la même occasion, d’économiser et de réduire son empreinte écologique.
  • En mettant en avant des produits réparables, le label soutient également le secteur de la réparation (nouveaux emplois et service de proximité).
  • Une label pensé avec et par des particulier·e·s, des réparateurs et des entreprises avec un cahier des charges de près de 40 critères.
  • Le label s’applique à tous les objets de la vie courante et souhaite se répandre sur le marché européen.

Ce qui pourrait vous freiner

  • Le fait qu’une petite gamme de produits soit labellisée mais il s’agit simplement d’une question de temps pour que le label s’étende à de plus en plus de produits.
 

Aller sur le site du label LongTime

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